Les dragées de mariage

Les origines de la dragée sont diverses.
En Grèce antique, le mot tragema signifie « friandise », et désigne un met servi à la fin du repas, en guise de dessert. On en trouve aussi des traces à l’époque romaine (vers 170 avant J.C), puisque Julius Dragatus, confiseur de la famille des Fabius, l’aurait inventée pour le baptême du fils d’un patricien romain.

Atelier de fabrication de dragée (représentation de 1904 dans le “Dictionnaire encyclopédique de l’épicerie et des industries annexes”)
La dragée aurait également pour ancêtre une friandise appelée diagragum, fabriquée au Moyen Âge à partir de la sève d’un arbre d’Asie Mineure.
En France, elle est inventée en 1220 par un apothicaire de la cité de Verdun, qui cherche un moyen de faciliter la conservation et le transport des amandes qu’il utilise. Il a alors l’idée de les enrober de sucre et de miel durcis à la cuisson. Celle-ci devient vite une friandise, « une épice de bouche », recherchée notamment pour ses vertus curatives. Bonne pour l’haleine et pour la digestion, elle est surtout réputée combattre la stérilité, d’où sa présence sur les tables françaises à chaque événement familial : mariages, baptêmes, communions, etc.
Elle est appréciée à la cour de Louis XIV, et c’est la famille de Médicis qui l’introduit dans les grandes cours d’Europe.
Au XVIIIe siècle, la dragée peut prendre la forme de graines ou de fruits enrobés de petites confitures sèches.

« source wikipedia »